mardi 3 avril 2007

Bélanger ni mort, ni déchu

Enfinnn! Mmmm!

Deux écoutes depuis ce matin. Il m'est arrivé, à la première écoute de Rêver Mieux, de ne pas jubiler et de carrément éteindre mon système, trop déçue que j'étais... Une fois réconciliée (soit 10 minutes plus tard), le génie de Bélanger, une nouvelle fois, pénétrait mon cerveau.

Je considère que je connais bien tous les albums de Bélanger pour les écouter tous régulièrement sans m'en lasser. Je l'ai vu en spectacle à deux reprises. Toutefois, lorsque je fais face à un nouvel album, que ce soit de lui ou d'un autre artiste, je me mets en mode inconnu. Je tente tant bien que mal d'effacer de ma mémoire les opus précédents. Je ne veux pas comparer, je veux goûter dans son entièreté le produit que je consomme là, maintenant.

Cela étant dit, L'échec du matériel n'a pas subi le même revers que son prédécesseur. Au contraire, j'en redemandais. Pas que je suis restée sur mon appétit, non, j'étais plutôt hypnotisée. Le peaufinage des textes et des musiques est palpable. On a l'impression d'entrer un peu dans la tête de l'artiste, de constater comment les idées s'entrechoquent et se côtoient. C'est ainsi que «La fin de l'homme», «Télévision», «La collision» (pour ne nommer que ces premières préférées...) nous propose des envolées lyriques et surtout mélodiques étonnantes, parfois déroutantes voire à saveur indienne, toujours enivrantes. Je m'en voudrais également d'omettre de souligner l'humour délicieux dont Bélanger seul a la recette.

Et la voix... Ah dieu, quelle voix!


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